En quoi l’agilité permet de lutter contre l’obsolescence dans le secteur de la Tech ?

En 5 ans, l’utilisation de la méthode agile dans les entreprise de la Tech est passée de 54% à 97% selon le 13th annual state of Agile report

Pourquoi cette croissance exponentielle dans la Tech ?

Le marché technologique est en perpétuelle évolution. Pour ne pas se laisser dépasser, les entreprises et les produits doivent évoluer rapidement. L’agilité devient un impératif pour s’adapter à ces transformations, aux évolutions technologiques et surtout ne pas risquer l’obsolescence.

I. Petit rappel sur l’agilité

La méthode Agile est une approche adoptée par les entreprises pour être dans l’innovation continue. L’agilité dans le numérique consiste à une étude de la faisabilité ou non d’une solution, une conception la plus rapide possible et à un coût raisonné. En pratique, la conception d’une solution qui demanderait généralement plusieurs mois à une équipe ne prend que quelques semaines, voire quelques jours.

Comment tout a commencé ?

Les premiers balbutiements de la méthode agile datent des années 1990. Beaucoup d’informaticiens souhaitaient rompre avec les anciennes méthodes de développement qui ne correspondaient pas aux besoins lors de la conception du produit.

En 2001, dix-sept hommes d’affaires spécialisés de l’univers de la Tech co-signent « Le Manifeste Agile », inspiré de leurs expériences respectives en gestion de projet. Ils expliquent vouloir privilégier « les interactions humaines plutôt que les processus, les logiciels opérationnels plutôt qu’une documentation exhaustive, la collaboration avec les clients plutôt que la négociation contractuelle, et l’adaptation au changement plutôt que le suivi d’un plan ».

Ainsi la méthode agile propose la formation des petits groupes, de 3 à 8 personnes, composés des développeurs, d’un PO et d’un Scrum Master. Ils travaillent sous la forme d’itération sur un rythme cadencé par les blacklog, sprint, product  reviews et les démos.

II. Les bénéfices de l’agilité sur le produit

L’agilité permet une grande réactivité par rapport aux évolutions du marché ainsi que de pouvoir répondre rapidement aux besoins et demandes du client. Par le biais du « Test & Learn », il est plus simple d’abandonner certaines fonctionnalités si elles ne sont pas concluantes ou d’en ajouter d’autres en cours de route. En 2011, l’Observatoire des projets stratégiques publiait une étude qui estimait à 14 % le taux de réussite des projets de développement logiciel avec les modèles classiques contre 42 % de réussite pour les projets réalisés avec les méthodes agiles. Ces chiffres ont été confirmés dans une autre étude réalisée par Standish Group la même année ». En 2014, le taux de réussite est passé à 53 %.
La méthode agile permet d’essayer des possibilité en limitant les conséquences de l’échec. En la développant rapidement, si cette idée est mauvaise, elle peut être abandonnée tout aussi vite.
La méthode agile garantie une facilité d’adaptation face au changement, c’est d’ailleurs ce que pensent 69% des répondants au 13th rapport sur l’agilité.
Si la méthode agile a autant de succès, c’est qu’elle permet de s’adapter de manière naturelle aux changements et aux évolutions du marché. Elle permet l’échec mais surtout elle garantit de ne pas rester sur un échec !
Que ce soit pour développer plus vite ou pour accéder aux bonnes informations au bon moment, l’agilité des organisations est plus que jamais essentielle pour piloter l’innovation et rester compétitif. Les processus lourds et complexes n’ont plus leur place dans un environnement économique en mutation rapide.

Essayez, échouez, recommencez, réussissez !

 


 

Petit glossaire pour les apprentis agilistes

  • Product owner : Responsable du produit et de sa réalisation, il supervise le backlog et est en interaction directe avec l’équipe de développement.
  • Scrum master : Chef d’orchestre qui aide l’équipe à avancer de manière autonome, qui s’assure du respect du cadre de la méthode et anime les échanges. Il joue aussi le rôle de coach auprès de l’équipe de développement et du Product Owner, forme les membres de l’équipe aux méthodes agiles.
  • Backlog : C’est l’ensemble des besoins exprimés pour créer un produit et la mise en avant des possibles bugs à résoudre. Ce backlog évolue tout au long de la vie du produit.
  • Sprint / Itération : Cycle de deux à trois semaines au cours duquel l’équipe réalise les tâches déterminées lors du backlog. Chaque sprint est planifié par le Product Owner et l’équipe de développement.
  • Daily meeting : Réunion courte quotidienne rassemblant l’ensemble de l’équipe projet afin de d’échanger sur les avancées et les points de blocages.
  • Story point : Unité d’estimation de temps utilisée dans les projets agiles, qui permet de d’évaluer les délais nécessaires à la réalisation de chaque tâche, en vue de la planification des sprints.
  • User story : C’est une demande fonctionnelle basée sur l’un ou les utilisateurs clés du produit qui va rajouter de la valeur business au produit.

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